jeudi 23 mai 2019

Georg Bochmann


Début de carrière

Georg Bochmann est né à Albernau, dans la région de monts Métallifères, à la frontière avec la Bohême. Sa famille était de modestes travailleurs de l'industrie du textile. Il a étudié à l'Université de Leipzig. Après avoir rejoint les Jeunesses hitlériennes, Bochmann rejoint le parti nazi en 1933 (numéro de membre : 1907565) et la SS-Totenkopf l'année suivante (numéro de membre : 122362). Il est affecté au camp de concentration de Dachau pour prisonniers politiques. En 1936, il est promu SS-Untersturmführer (sous-lieutenant) et nommé à la SS Totenkopf-Standarte Oberbayern.

Seconde Guerre mondiale

En novembre 1939, il est nommé SS-Obersturmführer (lieutenant). Il est un élément moteur dans la création et l'organisation de la division SS Totenkopf, 1939-19401. En 1940, il prend le commandement d'une unité blindée SS dans le 3e Panzerdivision SS Totenkopf et, pendant la campagne française, la Division combat à Cambrai, Arras, Dunkerque, et participe à des avancées profondes dans le sud-ouest de la France. Pour ses succès, Bochmann reçoit la croix de fer de deuxième classe. Un peu plus tard, il est promu au grade de SS-Hauptsturmführer (capitaine). La 3e division SS Totenkopf reste en France jusqu'en avril 1941 quand elle est transférée à l'Est pour préparer l'Opération Barbarossa.
Sur le front de l'Est, la 3e division SS Totenkopf combat dans le cadre du groupe d'armées nord allemand. Bochmann se bat dans la Baltique à Leningrad (aujourd'hui Saint-Pétersbourg) et est reconnu pour ses actions à Kaunas et Dünaburg (aujourd'hui Daugavpils) en Lettonie. En juillet 1941, Bochmann reçoit la croix de fer, première classe et, en août 1941, la 3e division SS Totenkopf atteint le lac Ilmen.
En janvier 1942, la 3e division SS Totenkopf est officiellement transférée à la II. Armeekorps allemande. Pendant l'offensive d'hiver soviétique, elle se retrouve dans la bataille particulièrement féroce de la poche de Demiansk. Près de 100 000 soldats allemands sont encerclés pendant trois mois et sont principalement ravitaillés par des largages aériens de la Luftwaffe. Pour son mérite exceptionnel, sa ténacité et son charisme au commandement, Bochmann reçoit la croix de chevalier de la croix de fer, un peu après qu'il a reçu l'Insigne de Demiansk. Le 2 avril 1942, Bochmann est promu SS-Sturmbannführer (major).
Le 21 octobre 1942, Bochmann est nommé commandant du 2e Bataillon du Régiment motorisé «Thulé» (au sein de la 3e Division Totenkopf SS). À la fin octobre, la division tout entière est retirée du front de l'Est et envoyée en France pour se reposer et récupérer. Après son retour sur le front oriental, Bochmann prend le commandement du 3e Bataillon motorisé et participe aux batailles de Kharkov, Sorokovka et Tetlega. Pour ses succès vaillants dans ces combats, il reçoit le 17 mai 1943 les feuilles de chêne de la croix de chevalier, la 246e attribuée et remise par Adolf Hitler en personne.
Plus tard, Bochmann est nommé au commandement d'un régiment de chars de la division et le 9 novembre 1943, il est promu SS-Obersturmbannführer (lieutenant-colonel). À la suite de blessures, il est retiré du front et envoyé dans ses quartiers. En Allemagne, il est nommé à la tête de l'école des officiers de l'administration SS à Arolsen, en Hesse. Le , il est promu au grade de SS-Oberführer (général de brigade) et transféré à la 2e SS Panzer Division Das Reich. Cependant, après seulement quelques semaines, il est transféré à la hâte pour commander le 9e régiment blindé SS de la 9e SS Panzer Division Hohenstaufen, le 20 novembre.
Bochmann retourne au combat le 2 janvier 1945 où il est nommé commandant de la 18e SS Freiwilligen Panzergrenadier Division Horst Wessel. Après un bref combat à l'ouest, la division est transférée sur le front de l'Est, où elle est décimée et rapidement encerclée par l'Armée rouge à Oberglogau en Silésie. Bien que blessé, Bochmann réussit une percée et reçoit les glaives de la croix de chevalier (devenant le 140e récipiendaire), feuilles de chêne et l'insigne des blessés en or1.
Avec seulement quelques semaines de combat, Bochmann est nommé commandant de la 17e SS Panzergrenadier Division Götz von Berlichingen. Après une retraite à travers la Bavière, il refuse les ordres suicidaires du Generalfeldmarschall Ferdinand Schörner d'attaquer les troupes alliées ; il est donc démis de ses fonctions et une procédure est lancée contre lui en cour martiale2.
Le 9 mai 1945, Georg Bochmann se rend aux troupes américaines dans la région de Rottach-Egern.

Après-guerre

Georg Bochmann décède des suites d'une maladie le 8 juin 1973 à Offenbach am Main à l'âge de 59 ans.

Promotions carrière SS

Décorations

Références

  1. a et b (en) Christopher Ailsby, SS, roll of infamy, London, Brown Books, , 191 p. (ISBN 978-1-897-88422-5, OCLC 38885129), page.17.
  2. (en) Gerald Reitlinger (préf. Martin Gilbert), The SS, alibi of a nation, 1922-1945, London, Arms and Armour Press, , 502 p. (ISBN 978-0-853-68187-8, OCLC 55036312), page.87.

Voir aussi

Littérature

  • (de) Berger, Florian (1999). Mit Eichenlaub und Schwertern. Die höchstdekorierten Soldaten des Zweiten Weltkrieges. Selbstverlag Florian Berger. (ISBN 3-9501307-0-5).
  • (de) Fellgiebel, Walther-Peer (2000). Die Träger des Ritterkreuzes des Eisernen Kreuzes 1939–1945 Friedburg, Allemagne: Podzun-Pallas. (ISBN 3-7909-0284-5).
  • (en) Gordon Williamson (ill. Ramiro Bujeiro), Knight's Cross, Oak-leaves and Swords recipients : 1941-45, Oxford, Osprey, coll. « Elite » (no 133), (ISBN 978-1-841-76643-0, OCLC 963371546).

Articles connexes

Liens externes

mercredi 22 mai 2019

Johannes Mühlenkamp



Johannes Mühlenkamp
Naissance
Montigny-lès-Metz, Reichsland Elsaß-Lothringen
Décès
Goslar, Allemagne
Origine Drapeau de l'Allemagne Allemagne
Allégeance Flag of Germany (1935–1945).svg Troisième Reich
Arme Flag of the Schutzstaffel.svg Waffen-SS
Grade Standartenführer
Années de service 1933-1945
Commandement Kommandeur de la 5e Panzerdivision SS Wiking
Conflits Seconde Guerre mondiale
Faits d'armes Rostov,Kiev, Kharkov et Koursk en URSS, Pologne et Hongrie
Distinctions Croix de chevalier de la croix de fer avec feuilles de chêne
Johannes Rudolf Mühlenkamp ( , Montigny-lès-Metz - , Goslar) est un officier supérieur allemand de la Seconde Guerre mondiale. Standartenführer de la Waffen-SS, il a reçu la très rare croix de chevalier de la croix de fer avec feuilles de chênenote 1 et a commandé la 5e Panzerdivision SS Wiking en 1944.

Biographie

Johannes Mühlenkamp naît le 9 octobre 1910, à Montigny-lès-Metz, dans l'agglomération messine. Metz, est à cette époque une ville de garnison animée du Reichsland Elsaß-Lothringen1. Avec sa ceinture fortifiée, elle est alors la première place forte du Reich allemand2, constituant une véritable pépinière de militaires d'exceptionnote 2. Trop jeune pour s’être battu pendant la Première Guerre mondiale, le jeune Johannes nourrit un sentiment de revanche à l'encontre de la France, qui a repris la Lorraine à l'Allemagne. Comme son compatriote Heinz Harmel, Johannes Mühlenkamp se tourne naturellement vers une carrière militaire.

Entre-deux-guerres

Johannes Mühlenkamp intègre le NSDAP et la SS en 1933. Il est affecté à la 4e SS Standarte « Schleswig Holstein » à Hambourg, avant d'être transféré à la 2e SS Standarte des SS-Verfügungstruppe en 19343. Sélectionné pour la formation d'officier en 1935, il est envoyé à l'école des SS Junker à Brunswick. En 1936, il suit un stage de formation motocycliste avec la 2e Panzerdivision. Au terme de sa formation d'officier en 1937, il est affecté au 2e Bataillon du Régiment « Germania », comme chef de peloton. En mai 1938, il prend le commandement de la compagnie motocycliste3.

Seconde Guerre mondiale

Au début de la guerre, il est adjudant dans la division des SS-Verfügungstruppe, jusqu'à décembre 1940. Il reçoit le commandement d’un bataillon de reconnaissance de la division "Das Reich". Mühlenkamp est grièvement blessé à la tête par des éclats d'obus d'artillerie, près de Ielnia en Russie. Alors qu'il est à l'hôpital depuis le 15 octobre 1941, il reçoit la croix allemande en or le 2 janvier 19423, avant d'être promu SS-Sturmbannführer le 30 janvier. À sa sortie de l'hôpital en février 1942, il est affecté à la 5e SS Panzer Grenadier Division "Wiking", comme commandant de bataillon jusqu'en mars 1943, puis commandant de régiment. Comme SS-Standartenführer, il reçoit le commandement de la 5e Panzerdivision SS Wiking en août 1944. Il le conserve jusqu'en octobre 1944. Il est nommé inspecteur des troupes blindées de la Waffen-SS au sein du commandement opérationnel. Il sera enfin commandant de la 32e SS-Panzergrenadier-Division jusqu'en mars 19453.
Johannes Rudolf Mühlenkamp s'éteindra le 23 septembre 1986, à Goslar, en Basse-Saxe3.

Commandements

  • Kommandeur : 32e SS-Panzer-Grenadier-Division "30 Januar" (janvier 1945 - 5 février 1945 )
  • Inspekteur: Waffen-SS Panzertruppen, SS-Führungshauptamt ( 9 octobre 1944 - 8 mai 1945 )
  • Kommandeur : 5e Panzerdivision SS Wiking ( 12 août 1944 - 9 octobre 1944 )
  • Kommandeur ( SS-Standartenführer: 20 avril 1944 ) : 5e SS-Panzer-Regiment / 5e Panzerdivision SS Wiking ( 1er mars 1943 - 12 août 1944 )
  • Kommandeur ( SS-Obersturmbannführer: 30 janvier 1943 ): Panzer-Abteilung / 5e Panzerdivision SS Wiking ( 11 février 1942 - 1er mars 1943 )

Décorations

Sources

  • Alman, Karl : Panzer vor - Die dramtische Geschichte der deutschen Panzerwaffe und ihre tapferen Soldaten. Würzburg, Flechsig Verlag, 2008.
  • Oosterling, P., Erlings, R., Fischer, H.: Standartenführer Johannes Mühlenkamp und seine Männer, Teil 2, Erpe (erpe-Mere), Verlag De Krijer, 2005.

Liens internes

(en) Photographie

Liens externes



  • Notes et références

    Notes

    1. Sur un effectif total de 18,2 millions de soldats mobilisés par le Troisième Reich, seulement 890 croix de chevalier de la croix de fer avec feuilles de chêne furent décernées pendant la Seconde Guerre mondiale (1/20500 des effectifs).
    2. Plus d'une trentaine de généraux et des dizaines d'officiers supérieurs allemands, pour la plupart actifs durant la Seconde Guerre mondiale, verront le jour à Metz, avant 1918.

    Références

    1. L’Express, no 2937, du 18 au 24 octobre 2007, dossier « Metz en 1900 »
    2. François Roth : Metz annexée à l’Empire allemand, in François-Yves Le Moigne, Histoire de Metz, Privat, Toulouse, 1986, (p. 350).
    3. a b c d et e Notice sur lexikon-der-wehrmacht.de [archive]

    mardi 21 mai 2019

    Gustav Krukenberg


    Gustav Krukenberg
    Naissance
    Bonn (Empire allemand)
    Décès (à 92 ans)
    Bad Godesberg (République fédérale d'Allemagne)
    Origine Allemand
    Arme War Ensign of Germany (1903-1918).svg Deutsches Reichsheer
    Balkenkreuz.svg Wehrmacht, Heer
    Flag of the Schutzstaffel.svg Waffen-SS
    Grade SS-Brigadeführer
    Années de service 1907-1945
    Commandement Division Charlemagne
    Division Nordland
    Conflits Première Guerre mondiale, Seconde Guerre mondiale
    Gustav Krukenberg (Bonn, 1888 - 1980) est un ancien militaire allemand membre du parti nazi dès 1932 et qui a obtenu son transfert dans la S.S. en 1944 où il a été Brigadeführer SS (équivalent du grade de général de brigade ) de la Division SS Charlemagne.
    Il fut ensuite après la guerre un fervent défenseur de la réconciliation européenne.

    Jeunesse

    Il naît le 8 mars 1888, à Bonn, d'un père professeur de médecine à l'université de Bonn et d'une mère féministe, fille de l'archéologue Alexander Conze. Krukenberg fait des études de droit puis, après un doctorat, rejoint l'armée en 1907 comme officier d'administration, puis se marie en 1912. Pendant la Première Guerre mondiale, il est officier d'ordonnance et " adjudant " au sens allemand de ce terme . Il termine la guerre en tant que capitaine en 1918. Après la guerre, il sert dans la fonction publique comme secrétaire privé du ministre des Affaires étrangères. Fin diplomate et bilingue, il devient le chef du bureau de Paris du Comité franco-allemand d'information et de documentation (de) (CFAID), fondé à Luxembourg en 1926 et patronné par l'industriel luxembourgeois Émile Mayrisch et le diplomate Pierre Viénot1,2. Il y noue d'étroites relations avec le milieu industriel et diplomatique français. En 1929, au moment de la découverte de l'impasse dans laquelle se trouve le Comité, il prend le parti de déclarer que la réconciliation franco-allemande est impossible.

    Carrière au sein de l'armée allemande et de la S.S.

    Il rejoint le parti nazi en 1932, et est en 1933 sous le feu des projecteurs de par sa critique renouvelée et très médiatisée du Comité franco-allemand ; il participe alors à des émissions de radio de propagande. Mais il est considéré comme trop modéré par Goebbels qui l'écarte des institutions nazies, il est peut-être même inscrit sur la « liste noire » des personnalités à abattre par le régime. Mais en 1934, la situation change et il est « gracié », même si Himmler et le SD font sur lui un long rapport accusateur.
    Pendant la Seconde Guerre mondiale, Krukenberg sert sur presque tous les fronts. Officier d’état-major, il participe à l'occupation des Pays-Bas et de Paris. Il est en outre nommé responsable de l'intendance, il s'occupe donc des ravitaillements et des prisonniers. Cette position clé dans l'organisation militaire le met sans doute en contact avec les crimes nazis, ce qu'il n'avouera jamais.
    À la fin de la guerre, il demande son transfert de la Wehrmacht à la Waffen-SS. Durant la fin de l'année 1944, il devient Brigadeführer S.S.et prend en main la division S.S.Charlemagne.
    Son défi est alors de réunir des Français motivés, mais au parcours très hétérogène : entre les anciens soldats français engagés dans l'armée allemande depuis juillet 1941, entre ceux engagés dans la Waffen-SS depuis 1943 ou entre les miliciens fuyant la Libération en 1944, la réunion de ces unités et parcours disparates dans la division Charlemagne n'est pas aisée.
    La division est anéantie en mars 1945 et le commandant français est tué (qui n'était qu'un « homme de paille » puisque Krukenberg occupait le réel commandement), mais l'unité est reconstituée avec quelques débris de matériels et d'hommes avant d'être envoyée vers Berlin pour défendre la ville le 24 avril 1945, en forçant de nombreux obstacles pour s'y rendre.
    Là, au côté de quelques autres unités, en particulier des soldats SS de la division SS Nordland, les soldats de la Charlemagne défendent avec acharnement la ville. Les unités hétérogènes et provenant des quatre coins de l'Europe feront dire à Krukenberg que toute l'Europe était réunie dans le secteur. Sachant que la Waffen SS (ou ce qu'il en restait) était alors composée pour moitié d'étrangers, la remarque était pertinente. La défense est désespérée : les munitions manquent tellement que les soldats français sont obligés d’utiliser les missiles de leurs Panzerfaust à la place des balles pour combattre3.
    Il est fait prisonnier par les Soviétiques au moment de la reddition le 2 mai 1945 et est envoyé en camp d'internement en Union Soviétique où il sera condamné à 25 ans de détention par un tribunal militaire soviétique pour ses actions en tant que " Brigade-führer S.S."
    Il n'effectue pas sa peine en totalité, faisant partie des prisonniers allemands libérés en 1955, après les interventions constantes du gouvernement fédéral allemand depuis 1949, tendant à faire rentrer en Allemagne fédérale tous les anciens combattants de la Wehrmacht et de la S.S., qui étaient encore en camps soviétiques depuis les premiers transferts effectués par l'armée rouge - devenue officiellement armée soviétique en juillet 1941- dès juin 1945.
    Après sa libération, il regagne évidemment l'Allemagne occidentale et devient conférencier sur le sujet de l'Europe et la réconciliation. Il défend alors cette dernière comme le nouveau noyau dur de la paix européenne, en mettant aussi en avant l'unité européenne et allemande et l’historicité catholique qui va au delà des événements de la guerre de 1939-45.
    Il défend aussi la prescription pour tous les crimes et délits commis par les soldats allemands (de la Werhmacht et des anciens S.S.) qui ne sont pas encore libérés. Il rejoint alors des associations d'anciens prisonniers (en particulier d'ex-Waffen SS) et milite activement en leur sein.

    Après-guerre

    Gustav Krukenberg a des propos où il apparaît comme ne pouvant pas réellement se détacher du combat nazi qu'il a mené, notamment la défense de Berlin et cet acharnement presque fou à vouloir défendre une ville déjà condamnée depuis des semaines. D'une manière analogue, il ne critiquera jamais l’assassinat des juifs ou des opposants au nazisme.
    Après sa libération, il rétablit une correspondance avec von Papen et des généraux de la Wehrmacht, et d'une façon générale avec d'anciens nazis et d'anciens membres de la division Charlemagne : il ne garde donc aucune distance avec son ancien milieu nazi où il oeuvra dès 1932.
    La position presque schizophrénique de Krukenberg est à souligner : il soutient en effet deux engagements. Dans un premier, public, il soutient la réconciliation européenne, et la paix allant avec ; mais dans un second, en privé, il soutient le combat des anciens nazis.
    En 1978, sa position est rendue publique par des associations d'anciens prisonniers qui alertent l'opinion publique sur l'organisation d'un banquet d'anciens Waffen-SS par Krukenberg. Le milieu allemand de sympathisants et d'anciens nazis s'empresse de rétorquer que ce ne sont que des mensonges de communistes, mais Krukenberg n'intervient pas.
    Malgré cela, il est sérieusement évoqué pour recevoir la Médaille Schumann. Mais il ne l'obtiendra pas, les responsables de la commission ayant décidé que cela crée une polémique de par son passé et ses sympathies nazies récentes.
    Gustav Krukenberg décède le à Bad Godesberg.
    Il est le grand-père de l'historien franco-allemand Peter Schöttler qui lui a consacré une étude.

    Récompenses

    Références

    1. "Les Documents politiques, diplomatiques et financiers", février 1929 [archive]
    2. Guido Müller, « Pierre Viénot et le bureau berlinois du Comité d'études franco-allemand », dans Hans Manfred Bock, Gilbert Kreps, Échanges culturels et relations diplomatiques. Présence française à Berlin au temps de la République de Weimar, Presses Sorbonne nouvelle, (lire en ligne [archive]), p. 51-68
    3. Antony Beevor, La chute de Berlin, Le Livre de Poche, 2002, p. 450

    Bibliographie

    Peter Schöttler "Dreierlei Kollaboration. Europa-Konzepte und deutsch-französische Verständigung – am Beispiel der Karriere von SS-Brigadeführer Gustav Krukenberg", in : Zeithistorische Forschungen. Studies in Contemporary History, 9, 2012, 3, p. 365–386. http://www.zeithistorische-forschungen.de/16126041-Schoettler-3-2012 [archive] Idem, "Trois formes de collaboration : l’Europe et la réconciliation franco-allemande – à travers la carrière du brigadeführer S.S. Gustav Krukenberg, chef de la ‘Division Charlemagne’", Allemagne d’aujourd’hui, no. 207, 2014, p. 225–246.

    lundi 20 mai 2019

    Werner Ostendorff



    Werner Ostendorff
    Werner Ostendorff

    Naissance
    Königsberg, Prusse-Orientale
    Décès (à 41 ans)
    Bad Aussee, Autriche
    Mort au combat
    Origine Allemand
    Allégeance Drapeau de l'Allemagne République de Weimar (en 1933)
    Flag of Germany (1935–1945).svg Troisième Reich
    Arme Flag of the Schutzstaffel.svg Waffen SS
    Grade Gruppenführer und Generalleutnant der Waffen-SS
    Années de service 1925-1945
    Commandement 2e division SS Das Reich
    17e Panzer grenadier division SS Götz von Berlichingen
    Conflits Seconde Guerre mondiale
    Distinctions Croix de chevalier de la croix de fer avec feuilles de chêne
    Croix allemande
    Werner Ostendorff, (né le à Königsberg et mort le à Bad Aussee) était un SS-Gruppenführer (Lieutenant General) und Generalleutnant der Waffen-SS dans la Waffen-SS durant la Seconde Guerre mondiale.
    Il a commandé la 2e division SS Das Reich et la 17e Panzer grenadier division SS Götz von Berlichingen.

    Ostendorff a été l'un des plus jeunes commandants divisionnaires dans la Waffen-SS.
    Il a été décoré de la croix de chevalier de la croix de fer avec feuilles de chêne et de la croix allemande en or.

    Biographie

    Après une formation, Werner Ostendorff rejoint le le 1er Régiment d'infanterie. Il devient membre de la SS le inscrit sous le numéro 257 146 et la NSDAP le sous le numéro 4 691 488.
    Il fut d'abord Leutnant en et en promu au grade de Oberleutnant dans les forces aériennes à Jüterbog. Le , il rejoint la Luftwaffe et en , devient SS-Obersturmführer dans la SS-Junkerschule Bad Tölz. Le , il est promu au grade de SS-Hauptsturmführer (capitaine) et instructeur à la SS-Junkerschule. Le , il devient chef de la 4e SS-Standarte Der Führer et le , il est nommé SS-Sturmbannführer. Le même jour, il est commandant d'un bataillon SS, qui a participé au début de la Seconde Guerre mondiale à l'invasion de la Pologne.
    Il a ensuite pris part à la campagne de l'Ouest, après quoi il a reçu la croix de fer. Le , il est promu au grade de SS-Obersturmbannführer (lieutenant-colonel). Il a ensuite participé à la campagne des Balkans, et en participé aux combats contre la Russie (Opération Barbarossa).
    Après les batailles de Ushakovo à Smolensk, le , il reçoit la croix de chevalier de la croix de fer. Le , il est promu SS-Standartenführer et le reçoit la croix allemande en or. En juillet 1942, il est Generalstabschef (chef d'état-major) du nouveau Corps Panzer SS et combat dans la bataille de Kharkov.
    Le , il est promu SS-Oberführer et prend le le commandement de la 17e SS-Panzergrenadier Götz-Division de Berlichingen en France. Le , il est promu au grade de SS-Brigadeführer et Generalmajor de la Waffen-SS.
    En , il prend part à des combats en Normandie, où il est grièvement blessé à Carentan. À partir du jusqu'au , il reprend le commandement pour la deuxième fois de la SS-Panzer-Grenadier-Division Götz von Berlichingen.
    Le , il est promu SS-Gruppenführer und Generalleutnant der Waffen-SS (chef des groupes-SS et lieutenant général de la Waffen-SS) et chef d'état-major du Groupe d'armées Oberrhein.

    En tant que commandant de la 2e division SS Das Reich, Ostendorff est grièvement blessé le à Szekesfehervar en Hongrie et il décède le dans un hôpital militaire à Bad Aussee en Autriche.

    Promotions grades

    Décorations notables

    Voir aussi

    Littérature

    • (en) Yerger, Mark C. - Waffen-SS Commanders: Army, Corps, and Divisional Leaders, Vol.2 - Atglen, PA: Schiffer Military History, 1999

    Notes et références

    (en) Cet article est partiellement ou en totalité issu de l’article de Wikipédia en anglais intitulé « Werner Ostendorff »

    Matthias Kleinheisterkamp

    Matthias Kleinheisterkamp Naissance 22 juin 1893 Elberfeld , Empire allemand Décès 29 avril...